Histoire, période gallo-romaine

Petite chronique historique du village, la période gallo-romaine.

Si des temps préhistoriques tout reste à découvrir, il en est de même hélas pour l’époque gauloise proprement dite, pas de traces décelées de peuplement Ségusiave, Eduens, Ambarre, Aulerque Branovice ou Insubre, dans notre village qui se situait pourtant aux confins de plusieurs nations.

Mais il est vrai que les huttes construites en bois et torchis n’étaient pas faites pour pérenniser une trace de présence ou résister au temps.

Nous pouvons citer, sur une des routes présumées du bronze, venant d’Armorique (1), un étrange amoncellement de pierres, nommé Cromlech (2) à Ronno, mais tout reste à découvrir sur sa signification.

Les Ségusiaves, dont la capitale jouxtait nos contrées, implantée à Feurs (Forum Segusiavorum), a une estimation de plusieurs milliers d’habitants.

Il est concevable que notre secteur vit le passage fréquent de marchands et voyageurs. Certains noms celtiques sont cependant restés en mémoire puis ont été déformés, mais contrairement à d’autres langues pas de traces écrites, seule une tradition orale a perduré, elle devait être l’apanage des druides. Le mot Tarare est un exemple d’un mot d’un dialecte gaulois, pouvant signifier « ruisseau bruyant », au même titre que Ternant ou le ruisseau du Taret. Taranis n’était-il pas un dieu gaulois redouté ?.

Un bref rappel historique est nécessaire pour justifier la rapide colonisation nationale. La source principale est le remarquable ouvrage, « La guerre des Gaules » de Jules César. L’Empire Romain, grisé de conquêtes, cherchait un prétexte pour envahir les riches terres gauloises et celtes.

Les Eduens, avec leur capitale à Autun, occupaient une partie des plaines de l’Ain, jusqu’aux contreforts du Jura C’ était un peuple de commerçants, marchands, plutôt pacifiques, se démarquant des autres tribus, aux mœurs plus rudes et à l’esprit plus combatif.

La relative richesse engendrée par le commerce en tout genre, et les échanges avec Rome, firent des envieux. Aussi les Eduens se plaignirent-ils, auprès des consuls romains, de razzias incessantes, perpétrées par les autres peuplades gauloises, plus désireuses de pillages que de changer leur mode de vie. Ce fut le fallacieux prétexte pris par Jules César pour envahir notre beau pays, facilement colonisable et au riche potentiel, avec sa frontière proche de la Rome antique, en 52 avant J.C.

Devant ce déferlement de troupes romaines, bien rodées elles aussi, dans l’art du pillage, les Eduens, reconnaissant leur erreur, se joignirent, mais trop tard, à la coalition gauloise fédérée sous le commandement de Vercingétorix.
Tout le monde sait ce qu’il advint de notre pays, lequel entra de plain pied dans la « pax romana », avec sa langue et sa culture.

Des colonisateurs gallo-romains commencèrent à construire des domaines agricoles et à laisser leurs noms pour la postérité. Un proche exemple est Baldomérius, gouverneur de St-Galmier, dont la habitants se nomment toujours les baldomériens.
De nombreux lieux-dits découlèrent de cette langue latine, ainsi les Collonges et tous leurs dérivés, du verbe « colere », travailler la terre.

Les lieux d’implantation des habitations, on le suppose, devaient certainement répondre à certains critères : ils devaient être centraux, défendables, mais aussi accessibles, près d’un point d’eau ou faciles d’approvisionnement….etc.

Ainsi, sur notre commune, seul un lieu a été à ce jour exploré avec bonheur, à partir de 1969, par le Club Archéologique de Tarare, sous la houlette de Mr Jean Antoine Chaverot. Malheureusement, à notre connaissance, aucune planche photographique n’a été réalisée pour immortaliser ces recherches, qui demeurent exceptionnelles pour notre village.

Les principales découvertes concernent des morceaux de poteries, fragments de vases, assiettes et autres ustensiles de cuisine, dont certains qualifiés de sigillées (3).
Une canalisation en terre cuite a été coupée au cours des fouilles, il s’est avéré qu’il s’agissait d’une conduite forcée, provenant de la colline, captant une source d’eau nécessaire à la vie des colons. Des fragments de verre de l’époque du IIè siècle, ont également été mis à jour, ainsi que de la céramique dite « métallescente » (4).
Une vue générale des lieux suit notre propos, sorte de promontoire dominant la vallée du Torrenchin, avec une vue particulière sur les plaines lointaines de l’Ain ; on retrouve une situation similaire à Rochefort ?. Des découvertes nombreuses lors des fouilles illustrent cet article. Ces objets sont actuellement visibles à Tarare, au local de la Société d’Histoire et d’Archéologie.

Ces vestiges hautement historiques pour Affoux, tendent à situer l’ancien Alta Fagus, littéralement « les hauts hêtres », dont les bois du Mont Crépier sont toujours parsemés, sur le site du Mandeyron (ancienne orthographe). Est-ce donc l’origine du peuplement local, le premier « vicus » (5) d’Affoux ?

Si vous vous promenez sur ce plateau, imaginez le site gallo romain, avec ses activités champêtres, mais aussi ses artisans, dont les potiers avec leurs fours, les habitats sommaires avec la fumée sortant du toit, et toute cette activité gravitant autour.

(1) Armorique : Le mot Armorique est le nom donné dans l’Antiquité à une large région côtière s’étendant de Pornic près de Nantes à Dieppe au nord du pays de Caux. Elle recouvre donc l’actuelle région Bretagne, le nord-ouest de la région Pays de la Loire et la totalité du littoral normand. Elle était peuplée de tribus celtes regroupées au sein d’une Confédération armoricaine.

(2) Cromlech : Un cromlech est un monument mégalithique préhistorique constitué par un alignement de monolithes verticaux (menhirs), formant une enceinte de pierres levées, généralement circulaire. Parfois un menhir est placé au centre.

(3) La céramique sigillée est une céramique fine destinée au service de table caractéristique de l’Antiquité romaine. Elle se caractérise par un vernis rouge grésé cuit en atmosphère oxydante, plus ou moins clair et par des décors en relief, moulés, imprimés ou rapportés. Certaines pièces portent des estampilles d’où elle tire son nom, sigillée venant de sigillum, le sceau.

(4) Métallescent : Les céramiques à couverte métallescente (imitant le bronze) donnent lieu à la fabrication d’une grande quantité de,gobelets à paroi fine ornés de guillochis, d’excisions ou d’applications de barbotine et de vases à déversoir en forme de tête de lion. Cette même époque vit la fabrication de nombreuses statuettes en argile blanche (Vénus, déesse-mère, animaux, etc.).

(5) Vicus : bourg, village, propriété à la campagne.

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Situation de la villa gallo-romaine sur le plateau herbeux au-dessus du hameau du Mandéron.
Une conduite forcée amenait l’eau d’une source de la colline à gauche, coupée pendant les fouilles en 1969, elle était toujours active selon l’agriculteur de l’époque.

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Fragments de vases et plats en terre cuite finement décorés.

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Belle représentation d’animal sur ce petit fragment.

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Pots en terre cuite avec des marques de décor très sommaires réalisées au peigne.

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Fragments de pots en terre tri-pattes.

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Canalisation en terre cuite qui amenait l’eau courante sur le site, venant de la colline proche.

Présentation de la commune

Notre commune

AFFOUX est une commune du département du RHONE code postale 69170. Nous appartenons au canton de Tarare et à la Sous-Préfecture de Villefranche/Saone.

Située dans les Monts du Lyonnais, blottie entre Rhône et Loire, notre belle commune est située à une dizaine de kilomètres de la ville de Tarare et à 5 kilomètres de la commune de Violay. Une cinquantaine de kilomètres nous séparent de la ville de Lyon mais aujourd’hui avec la mise en service de l’autoroute A89 dans la vallée de la Turdine nous ne sommes plus qu’à 40 mn de la métropole Lyonnaise.

Notre particularité est que nous sommes la première commune du département du Rhône par ordre alphabétique.
La superficie de la commune est de 1065 hectares essentiellement boisés de forêts de sapins et d’autres essences tels que le chataîgner, le chêne mais aussi le noisetier, l’orme etc.

A ce jour six exploitations agricoles cultivent paturages, labourent les terres et sèment le plus souvent du maïs, de l’orge ou bien du blé. L’activité principale de ces fermes est la production laitière ; le travail est parfois difficile car notre campagne est escarpée.
En effet le Bourg d’Affoux se trouve à 800 mètres d’altitude, mais son point le plus bas est à 500m environ et le point culminant est le Mont Crépier à 965m.

Vue imprenable sur les Monts du Lyonnais, le Mont Blanc en toile de fond par beau temps, les promeneurs sont toujours émerveillés. Un virage sur nos chemins, une sortie de bois et un nouveau paysage vous apparait. A chaque saison appartient sa beautée.
Nous sommes sur la route “du genèt” et au primtemps la nature se pare de ce jaune si éclatant qu’il vous envahit les yeux et son parfum gorge vos poumons.
Les étés sont parfois très chauds. C’est l’odeur des foins fraîchement coupés qui vous accompagneront sur les chemins mais vous pourrez également y trouver de l’ombre dans les sous-bois et pouquoi pas monter à la Tour Matagrin qui culmine à 1004 mètres. Récemment réhabilitée vous pourrez découvrir de son sommet les Monts du Lyonnais, la Plaine du Forez, et par beau temps la chaîne des Alpes avec le Mont Blanc en toile de fond.
L’automne nous habille les forêts de feuillus de ces roux et pourpres. Les amateurs de belles photographies sont comblés. A cette saison, souvent les vallées sont remplies de brouillard et nous nous sommes au soleil sous un ciel d’un bleu limpide, les sous-bois sentent les champignons.
Les hivers parfois rigoureux, des années à neige abondante vous donnent l’impression d’habiter une station montagnarde. Les randonnées deviennent alors vivifiantes, les enfants font de la luge, vous pouvez aussi parcourir les chemins du Mont Crépier à raquette ou en ski de fond.

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